anastasia
Pareil aux Grands Empires
Le 21/04/2026
Ma chute a commencé par l’interieur. Ça fait un bail que mes organes lâchent leurs devoirs en friche. J’avais l’impression de tenir le coup, du moins faire du sur place. Sapristi, je me mentais à moi-même sans honte, sans aucun scrupule. En un mot je me la coulait douce. Le temps, ce monstre pervers, lui il a fait son boulot. En silence, en assassin aguéri. Petit à petit des bobos ont surgi sans crier gare. Me voilà pourrie. Point de tolérance, point de répit. L’ardoise est pleine, le temps de solder les comptes est plus prêt que je ne le soupçonnait. Suis-je triste ? Que nenni ! J’ai pas fait mieux que tout ce beau monde qui exhibe leurs bijoux meurtriers et leurs délirantes ambitions. Savent-t-ils ces gourous que le destin virevolte sur des sentiers mutins, qu’il peut tout chambouler d’un battement d’aile ?
Moi j’ai mangé mon pain blanc. Dorénavant ma mission c’est l’attente. Prions Dieu qu’elle ne soit ni penible ni trop longue. Mes gambettes ne soutiennent plus ce corps chancelant.
Moi j’ai mangé mon pain blanc. Dorénavant ma mission c’est l’attente. Prions Dieu qu’elle ne soit ni penible ni trop longue. Mes gambettes ne soutiennent plus ce corps chancelant.
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La rupture.
Le 19/04/2026
Faudrait l’ écrire au pluriel, il y a mille et mille façons, le mot générique ne lui rend pas justice. Parce que entre une robe qui craque à un moment inopportun et l’abandon sans retour d’un amour, d’un foyer, d’un animal qu’on aimait cinq minutes auparavant il y a un écart astronomique. Un trop plein de triste mémoire.
Ma nature angoissée me pousse à l’anticipation comme si l’avenir prévisible piétinne mes platebandes et s’en fait un malin plaisir. Je n’exagère rien, en surface j’affiche ma gaîté pas toujours photogénique, sous ma peau tout est hurlement, deni, supplique d’attermoyement. Comme si c’était possible...
Le plus dûr encore c’est l’attente. On subodore en bon limier le danger. Est-t-il lointain? Imminent ? Suis-je prête ?
Non, devant la Grande Porte on a tous un moment de faiblesse. Peur ? Résignation ? Qui sait, des fois, de toutes petites fois, un soulagement. Vrai ou illusioire ? Un présentiment me dit : c’est pour bientôt. Mais je vais regreter mes fleurs, mon petit paradis terrestre, quelques amis, beaucoup de souvenirs. La Rupture.
Ma nature angoissée me pousse à l’anticipation comme si l’avenir prévisible piétinne mes platebandes et s’en fait un malin plaisir. Je n’exagère rien, en surface j’affiche ma gaîté pas toujours photogénique, sous ma peau tout est hurlement, deni, supplique d’attermoyement. Comme si c’était possible...
Le plus dûr encore c’est l’attente. On subodore en bon limier le danger. Est-t-il lointain? Imminent ? Suis-je prête ?
Non, devant la Grande Porte on a tous un moment de faiblesse. Peur ? Résignation ? Qui sait, des fois, de toutes petites fois, un soulagement. Vrai ou illusioire ? Un présentiment me dit : c’est pour bientôt. Mais je vais regreter mes fleurs, mon petit paradis terrestre, quelques amis, beaucoup de souvenirs. La Rupture.
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Ça y est
Le 05/03/2026
Concours de bombinettes....pas de quoi rire...Qui a Raison ? Va savoir, des arguments pleuvent de tous les côtés. En attendant les gens tremblent, souffrent, passsent de l'autre côté de l'arc en ciel...Dit comme cela les faits semblent presque héroïques.
L'Histoire pourtant ne l'est point, jamais fut et ne sera.
L'Histoire pourtant ne l'est point, jamais fut et ne sera.
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Le passé trop présent....
Le 19/09/2025
Désormais dans mes jours et mes nuits... En équilibre sur un fil, le passé prêt à me pousser dans le noir des souvenirs. Ce n’est pas qu’ils soient tous douloureux, loin de ça. Mais ce genre de voyage est perilleux. On n’est pas toujours préparés à affronter nos tortures. Comment repousser ces images qui surgissent du tréfond de la mémoire.? Quelles soient belles ou pénibles c’est une épreuve pour les courageux ou les inconscients. Je ne suis ni l’un ni l’autre.
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Au creux de mes nuits
Le 13/09/2025
Je suis insomniaque, donc une grosse tranche de ma vie je la passe en dormant. Forcément, je compense en journée ce que je perds pendant mes nuits noires. Pourquoi les appelerais-je blanches ? Rien n’est blanc la nuit.
Hier j’ai fini le premier roman de Musil. J’avais des remords d’avoir loupé un écrivain si important. Première impression : ébahie par la froideur, la précision presque chirurgicale avec laquelle il découpe les tourments adolescentins. Nous nous souvenons tous de nos années de torture - l’adolescence est belle pour les pédophiles - pour les concernés c’est une floppée de turbulances. On baigne dans l’incertitude, jamais conscients des avantages de la période. Souvent une souffrance indicible mêlée à des rêves confus. On est sans le vouloir une rivière de sentiments qu’on projette à tous vents. En quête d’un amour universel, du moins d’un bonheur amoureux indécis. Le chemin à prendre n’est pas éclairé. On s’y égare facilement.
Chez Musil les touments sont cruels, les sentiments violents. Le héros passe à travers un abîme de noirceur sans, du moins en apparence, laisser aucune plume. Moi, je m’en souviens bien, j’en ai laissé des tonnes. Comme quoi.....
Hier j’ai fini le premier roman de Musil. J’avais des remords d’avoir loupé un écrivain si important. Première impression : ébahie par la froideur, la précision presque chirurgicale avec laquelle il découpe les tourments adolescentins. Nous nous souvenons tous de nos années de torture - l’adolescence est belle pour les pédophiles - pour les concernés c’est une floppée de turbulances. On baigne dans l’incertitude, jamais conscients des avantages de la période. Souvent une souffrance indicible mêlée à des rêves confus. On est sans le vouloir une rivière de sentiments qu’on projette à tous vents. En quête d’un amour universel, du moins d’un bonheur amoureux indécis. Le chemin à prendre n’est pas éclairé. On s’y égare facilement.
Chez Musil les touments sont cruels, les sentiments violents. Le héros passe à travers un abîme de noirceur sans, du moins en apparence, laisser aucune plume. Moi, je m’en souviens bien, j’en ai laissé des tonnes. Comme quoi.....
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