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anastasia

Mad about a boy

Le 11/06/2026

Chanson ancienne, célèbre et source de malentendus. Parce que à cause de l’hypocrisie du moment où elle fut créée toujours chantée par des femmes. Elle fut inspirée à un homme par un autre homme. Et alors ? Pour moi elle faisait echo à une histoire de ma vie. Femme/homme donc. Quelques moments d’exaltation payés cher. Assez cher, je me demande maintenant avec le recul si cela valait le coup. Je sais, on dit que chaque expérience nous apprend et nous rend plus sage. Mon oeil ! Et je ne m’excuse pas de ma sortie vulgaire. Cela m’a rendu malheureuse sur le coup et vulnérable après. C’est tout. Enfin.... pas vraiment. Une porte vers un éclairage plus réaliste s’était ouverte sans que je le perçoive vraiment.
Depuis le temps j’ai passé à la moulinette des souffrances et des déceptions.
Lu  sur internet, cette porte trop ouverte vers le côté ordurier de la vie : l’idôle de ma jeunesse, Paul Newman, n’était ni mari idéal, ni père attentif, ni modèle à suivre. Humain, quoi....
Je l’annonce clairement : je ne juge pas, ne nie pas le droit à la différence de tout un chacun. Mon droit à moi c’est de choisir. Et je choisis la vérité, pas le mensonge. C’est tout.

 

L’entrée c’est par où ?

Le 05/06/2026

Quand suis-je entrée dans ma propre histoire ? La naissance ? D’abord laquelle ? La première, elle me fut inconnue, racontée par des tiers et ne m’a laissé  aucun souvenir auquel m’accrocher. Après ? Toujours cette certitude de débarquer dans l’histoire de quelqu’un d’autre. La sensation d’être un intrus ne m’a jamais quitté. Un cheminement titubant parmi celles des autres. Un tiers vous dis-je, là par hasard...Mi-spectrice, mi-temoin assisté....
Maintenant  le froid de l’hiver souffle sur mon chemin et je n’arrive plus à y faire deux pas. Vers où ? D’ailleurs je tombe souvent, ça ralentit l’élan et le narratif. Aucun droit aux larmoiements. Lit douillet, mangeoir plein, forces zéro. Ni envie. Avec le destin  si je fais les comptes, je suis quitte. Enfin, de mon côté. Mais quand ai-je décidé en pleine liberté ce que je veux faire de moi même ? Pas que je m’en souvienne. Que dis-je ? Sûr et certain, jamais.
Je sens qu’au tréfonds de mes trippes il y a un noeud que je n’ai pas pu défaire. Peut-être la seule chose qui vient de moi ?! L’histoire, mon histoire sans commencement. Dieu ne va pas m’accorder d’y faire quelques pas  malgré sa grande miséricorde tellement vénérée. 
Mon histoire à moi ne sera ni vécue ni écrite. Suis-je la seule à avoir eu cette malédiction ? Bon sang, je ne prétends ni à la gloire, ni même à une piètre reconnaissance. Très contente dans l’anonymat. Alors ? Quoi ? Si, on la veut tous mais dans notre sottise débordante on ne saurait ni la nommer, ni ce qu’elle serait vraiment. Toutes les folies humaines viennent de là, j’en suis convaincue. Anges déchus  que nous sommes, incapables de faire ce boulot : quitter nos ailes qui ont scellées nos destins. J’ose à peine nommmer la chose si secrétement désirée, si inaccessible : LIBERTÉ.
IL FAUDRAIT DÉJÀ SAVOIR CE QUE CELA VEUT DIRE !

 

L’âge rend-t-il FOU ?

Le 25/05/2026

Vous m’avez compris j’espère, je parle de la folie qui rend clairvoyant, extralucide. Jamais reconnue comme telle,  affublée d’emblée par le grand nombre d’une floppée de noms scientifiques ou méprisants. Et l’Ange passe...Cette folie éclairante se perd dans les brumes de la bêtise qui court les rues se prélassant dans les ruisseaux de la pensée ordinaire.
Nous tous sur les carreaux, têtes pleines de fêlures. Laissant couler le peu de matière grise pas encore bouffée par les derniers jours qui nous restent. Remarquez, on subit l’absolue déchéance en pleine conscience, avec délice même. Tout changement est périlleux.  Le banal  nous tient tellement chaud, n’est-ce pas ?
Alors les fous, les vrais, les bouffons du Roi, eux qui en savent - et des plus belles - devenus taiseux ? Deçus ? Aveugles ?

 

Girouettes

Le 18/05/2026

Je me suis souvent demandée pourquoi les girouettes sont en forme de coq. Le coq est beau, fier et con à la fois. Tout un programme. Mais une girouette-coq à part son utilité bien connue est - sans intention de vexer personne - un symbole assez évident. Un guide de pensée salutaire alors que la confusion regne dans la basse-cour. Pour survivre il faut changer de direction sans cesse, de pensée si nécessaire ou ne pas penser du tout. Suivre le courant bille en tête. Drôle, non ? Moins si par un malheureux hasard le coq perd sa tête mais pas l’habitude de tourner. Aucune ressemblance avec ce qu’on vit aujourd’hui. Honni soit celui qui le pense.

 

Je lutte

Le 14/05/2026

de toutes mes forces pour ne pas remuer le passé. Je me suis rendue compte que chaque bribe d’un souvenir fut-il débordant de bonheur me creuse un trou insupportable dans mon âme déjà chancelante. D’où vient-elle cette couardise ? Pourquoi vais-je à contre-courant ? Les vieux adorent radoter, dérouler le tapis de leurs aventures souvent revisités comme on revisite les plats anciens dans la cuisine nouvelle. Au grand dam des oreilles voisinantes qui prêtent une attention toute relative.
Pour dire  l’entière vérité, je me surprends aussi partir en vrille lors des réunions fortuites quand j’ai l’intuition qu’un ange passe, sauter du coq à l’âne en racontant pelle mêle des inepties n’intéressant pas, alors pas du tout les interlocuteurs. Le pire est que sur l’instant même j’en suis consciente. Pourtant Dieu seul sait l’essaim de mouches qui venaient de me piquer juste à ce moment-là, je me sentais obligée de continuer de plus belle. Les remords, inévitablement, s’en suivaient, mes lendemains pénibles, punitifs, seule la honte d’une confession inutile persistait. Oui, je redoute mes souvenirs comme l’ hantavirus. Pas matière à rigoler, je crains fort qu’ils deviendront bientôt mortels. 

 

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