anastasia
De Passage III
Le 16/08/2026
Les meilleurs années de ma vie. Au crépuscule du chemin qui m’est reparti j’ai un bon aperçu dans mon rétroviseur. Elles ne furent pas nombreuses, hélas ...Remplies d’insouciance, d’irresponsabilité, d’amourettes, des joies vécues en cadeaux et de peines perçues maintenant comme risibles. Je faisais mes griffes, je réveillais mes instincts. Là j’ai noué mes amitiés qui remplissent ma mémoire de sentiments. Aujourd’hui encore -signe de vieillesse ?- je vis cette époque comme une bénédiction. Parce que sans le vouloir vraiment et sans pouvoir aucun sur le cours du destin j’ai dû partir en errance. Aucun regret cependant, les poings ultérieurs dans les gencives m’ont construit, dur apprentissage qui définissent un être humain. Vers un nouveau passage...
N’empêche, je l’ai payé cher cet abandon de mon âge d’or. Pareil à tous je subodore, ha ! ha !
N’empêche, je l’ai payé cher cet abandon de mon âge d’or. Pareil à tous je subodore, ha ! ha !
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L’Éclipse
Le 13/08/2026
Pour une fois je ne l’ai pas ratée. Totale elle fut. En tout cas ce que montrait mes lunettes chinoises. Je soupçonne les autres qui lorgnaient l’horizon qu’ils utilisaient les mêmes, format identique, provenance idem. Oui, je sais le pas gigantesque qu’on a fait par rapport aux lointains ancêtres. Pas de peur, de l’émerveillement. Vraiment émouvant cette union devant notre astre qui s’amusât deux minutes à jouer au cache-cache avec son jouet, la lune. Le temps de quelques respirations on s’est fondu dans l’univers. En silence, cependant à l’unisson. Sentir ce courant nous traverser ce fut magique.
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Monoculture
Le 06/08/2026
Le Larousse dit : culture unique ou largement dominante d’une espèce végétale dans une région ou une exploitation agricole.
Je suis curieuse comment on appelerait quelque chose qu’on vivrait en boucle, les mêmes personnages, les mêmes idées,une règle de plus en plus restrictive pour la pensée admise ou tolérée. Les mêmes images servies elles aussi en boucle. Le champ culturel se retrécit à vue d’oeil et mène vers un seul sentier.
Seul moyen d’y échapper -mais peut-on ?- c’est de faire un pas en dehors. Le rêve du rat de laboratoire qui court impuissant sur sa roue perpetum mobile.
Manger sain, dormir bien, penser nada ! Suivre le mouvement pour faire tourner la roue. J’ai peut-être l’esprit retors mais pour moi entre ÇA et la monoculture il n’y a pas grande différence.
Je suis curieuse comment on appelerait quelque chose qu’on vivrait en boucle, les mêmes personnages, les mêmes idées,une règle de plus en plus restrictive pour la pensée admise ou tolérée. Les mêmes images servies elles aussi en boucle. Le champ culturel se retrécit à vue d’oeil et mène vers un seul sentier.
Seul moyen d’y échapper -mais peut-on ?- c’est de faire un pas en dehors. Le rêve du rat de laboratoire qui court impuissant sur sa roue perpetum mobile.
Manger sain, dormir bien, penser nada ! Suivre le mouvement pour faire tourner la roue. J’ai peut-être l’esprit retors mais pour moi entre ÇA et la monoculture il n’y a pas grande différence.
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Les fins de mois
Le 31/07/2026
Difficiles dit la tradition bien entendu populaire. Pour les riches c’est le moment de compter les sous et - gros problème - ce qu’on fait avec. Ce mois-ci par contre on a été jeté sur le même sentier, tous égaux, tous touchés. Par la canicule très têtue, par des guéguerres qui sont tout sauf glorieuses, par les migrations sésonnières ou pas. Pacifiques ou agressives. Le résultat est le même, on ne sait plus sur quel pied danser. Chanter en plein été, cigales ou mamifères, c’est foutu depuis des lustres. Bon, ainsi me consolait ma chère maman en séchant mes pleurs de living widow : les lendemains ne peuvent qu’être meilleurs, on ne saurait tomber plus bas qu’aujourd’hui. Vraiment ?
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Qui brûle ?
Le 27/07/2026
Des pans entiers de nature brûlent. Question : qui brûle ? Les fôrets entières devenues cendres pour nous rappeler ce que nous sommes ? Ou des écervelés humains, il y a en beaucoup ces temps-ci, qui allument des brasiers par inconscience ? par perversité ? mus par des rites ancestraux détournés de leur signification première ? Par idiotie sûrement. On ne se projette plus dans l’avenir, on vit l’instant sans savoir ce qu’on vit pour de vrai. Le chaos - dûment organisé quand même, on a mille ans d’expérience bureaucratique, ça a son efficacité - rempli de destins brisés, de souffrances inombrables ( on trouve tout aux Galeries Lafayette - pub malheureuse et prémonitoire) va-t-il nous enseigner quelque chose ? Peu probable. L’Humanité est dûre d’oreille, lente pour les leçons qui nous mettent à plat. On pleure en voyant des terres grises fumantes hier encore verdoyantes respirant la vie. La Mort est passé par là, un clin d’oeil. Je sais par expérience que la Nature reprendra ses droits. Le vert va revenir couvrir labeur et souvenirs. Pour l’instant pour beaucoup de pauvres gens c’est l’Apocalypse now. Et ça, c’est insoutenable.
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