anastasia
Moins que rien
Le 28/04/2025
C’est trois fois rien et trois fois rien cela vaut déjà quelque chose riait Raymond Devos. C’est exactement ce que je m’applique à faire de mes jours. Ne prenez pas cela à la légère, c’est du boulot de ne rien faire surtout quand on ne sait pas comment s’y prendre. À ce stade je suis encore un apprenti. Le Rien il faut le meubler, dûr en diable. Mes membres n’étant plus si mobiles je cherche une solution du côté du cerveau. Mauvaise idée, là arrêt son/image. De temps en temps surgissent des bribes pensantes, ça ne dure pas. Le Rien s’installe, il a la peau solide. J’ai beau fouiller il se dérobe me laissant- devinez - avec mes larmes, sèches. Désespérée je vais me lancer dans des rêveries stupides. Pour ça il n’y a pas plus préparée que moi. Vous me connaissez, un rien m’habille !
Encore Proust
Le 13/04/2025
En lisant ces quelques lignes les larmes coulent sur mes joues déjà fatiguées des années de troublantes souffrances et je me dis : la douleur est éternelle mais pour nous les petites gens de rien du tout reste enfouie dans le chaos impossible à lui faire un chemin poétique vers la lumière.
"Et quand il n’y avait plus de monde là (...)Françoise pleurait comme au premier jour ses parents morts depuis des années, (...) parlait d’eux avec douceur, avec tendresse (...). Et Françoise, dans son langage, parfois poétique de paysanne, trouvait pour s’exprimer la profondeur de son chagrin, la douceur de la vie d’autrefois, des paroles d’une vraie noblesse."
Tout est dit.
"Et quand il n’y avait plus de monde là (...)Françoise pleurait comme au premier jour ses parents morts depuis des années, (...) parlait d’eux avec douceur, avec tendresse (...). Et Françoise, dans son langage, parfois poétique de paysanne, trouvait pour s’exprimer la profondeur de son chagrin, la douceur de la vie d’autrefois, des paroles d’une vraie noblesse."
Tout est dit.
Commentaires textes : Écrire
Cette fois c’est du sérieux
Le 08/04/2025
Bien sûr que je suis plantée en pleine vieillesse en attente de la sortie. Y en a qui sont contents d’arriver jusque là, pas moi. J’ai rien demandé au Bon Dieu, ni de naître ni de finir en statue pétrie de douleurs. C’est ainsi. La seule bonne chose je ne dois pas de reconnaissance à aucun être naturel ou surnaturel. J’y suis arrivée seule et- encore sur mes jambes péniblement je l’avoue.
Il m’en reste combien du rouleau ? Des fois je songe à une deuxième vie.... Des fois, pas souvent....La peur est là quand même, j’ai beau frimer, elle me pourrit les plus petites joies qui me soient encore concédées. Compagne de chambre, de lit, de sommeil, plus grave elle s’insinue dans mes rêves nocturnes et j’y peux rien. Bonjour tristesse ? Non, bonjour la PEUR.
Commentaires textes : Écrire
Lire les commentaires textes
Bravo