anastasia
Un sport noble
Le 30/04/2023
qui ne l’est plus tellement.... L’apanage de l’âge, j’en ai vu des matchs de tennis où la tenue blanche pour les joueurs et correcte pour le public étaient un must imposé d’office. Je ne joue pas les rétrogrades ni les vieilles effarouchées mais admetez que les grands tournois se sont mis rigoureusement au goût du Street Art. Les mêmes tenues bariolées, les mêmes gestes à la mode des voyaux. Je reconnais, cela a un certain charme, on aime bien s’encanailler de temps en temps. Quand c’est la norme, l’obligation imposée et subie c'est plutôt triste. Encore un peu d’élégance perdue...Le nivellement par le bas. Regarde autour, cela est vrai partout. T’as pas compris qu’on a sauté de plain pied dans une autre galaxie ? Retour vers la tanière ne sert à rien, seul risque garanti la solitude. Et encore pas sûr, tous les jours des espèces disparaissent dans une totale indifférence. Préparation pour la nuit profonde ?
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Pourquoi ?
Le 29/04/2023
Ce besoin de tout déballer devant des tierces personnes ? Je sais, je me contredis, cela arrive tout le temps et pas qu’à moi. Le sac qui nous remplit arrive des fois à ras bord et déborde pour le bien et pour le mal. Mais cela nettoie. Bon nettoyage de printemps. Le hic c'est que je suis en hiver de ma vie. Le sac j’aurais dû m’en débarrasser depuis longtemps. Où sont les confesseurs d’antan ? On est en perpétuelle recherche d’une oreille bienveillante....Dieu seul sait si on tombe juste ou à côté de la plaque.
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Et vous alors ?
Le 27/04/2023
Je subodore que vous attendez non pas mes banales idioties mais des aveux croustillants sur mes rêves inavoués. Eh bien, je m'y refuse, ils sont comme il se doit inavouables. Pas pour cela plus intéressants, donc vous ne perdez rien pour attendre !!!!
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Peur de quoi ?
Le 27/04/2023
Il y belle lurette que je ne vis plus la peur comme une évidence. Pas des lendemains qui chantent , non plus des réveils remplis à ras bord d’angoisses liées au quotidien. Dieu merci j’ai eu des parents sachant vivre dans la bonne humeur quoique la vie ne leur a rien donné en cadeau. Sauf leurs âmes bienveillantes. Et j’ai hérité.
Alors heureuse ? Réplique comique ramassée je ne sais où....Non, définitivement non. Mais il y a de temps en temps des fulgurances, rares je l’avoue. Cela devrait suffire me diriez-vous. Eh ben, non. On est mal foutus, incapables de saisir l’ange qui passe. À y penser, plus tard, beaucoup plus tard on réalise sa connerie.
Passons....Il y a dans l’air un je ne sais quoi qui pousse aux gémissements, à la grogne, aux matinées sombres ignorant la permanence du soleil méditerranéen. Et on se laisse emporter par ce tsunami de vulgaires lamentations, on s’y noyé avec volupté, la seule d’ailleurs qui nous reste.
Ne croyez pas que je ne sois pas consciente de mes lapalissades. Pas de honte ni de regrets cependant. J’ai finalement atteint le degré de stupidité des gens normaux. L’orgueil qui me poussait à me sentir unique m’a laissé tomber. Péché de jeunesse, cela nous arrive à tous.
Arrimée au bon port, parmi les humains, sérieusement tentée d’enfiler un gilet jaune. Un entonnoir sur la tête, prête de monter sur la nef des fous. On est nombreux, n’est-ce pas ? Ça rassure.
Alors heureuse ? Réplique comique ramassée je ne sais où....Non, définitivement non. Mais il y a de temps en temps des fulgurances, rares je l’avoue. Cela devrait suffire me diriez-vous. Eh ben, non. On est mal foutus, incapables de saisir l’ange qui passe. À y penser, plus tard, beaucoup plus tard on réalise sa connerie.
Passons....Il y a dans l’air un je ne sais quoi qui pousse aux gémissements, à la grogne, aux matinées sombres ignorant la permanence du soleil méditerranéen. Et on se laisse emporter par ce tsunami de vulgaires lamentations, on s’y noyé avec volupté, la seule d’ailleurs qui nous reste.
Ne croyez pas que je ne sois pas consciente de mes lapalissades. Pas de honte ni de regrets cependant. J’ai finalement atteint le degré de stupidité des gens normaux. L’orgueil qui me poussait à me sentir unique m’a laissé tomber. Péché de jeunesse, cela nous arrive à tous.
Arrimée au bon port, parmi les humains, sérieusement tentée d’enfiler un gilet jaune. Un entonnoir sur la tête, prête de monter sur la nef des fous. On est nombreux, n’est-ce pas ? Ça rassure.
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On s’habitue à tout
Le 26/04/2023
Vraiment ? Moi, par exemple, impossible de me voir vieille (et pourtant tout me le rappelle ) à tel point que j’ai perdu sciemment la notion du temps. Des fois il me paraît défiler devant mes yeux comme un film tourné par un rigolo qui n’a pas la moindre idée des lois du spectacle, d’autres fois je le sens lourd, menaçant, une faux en bandoulière près à bondir sur la proie facile que je suis. Toujours sans réaliser que c’est moi le sujet, la prochaine sur la guillotine... Dejà un bout de temps que la programmation fut décidée. Le droit au chapitre cela n’a jamais existé, peut-être dans la tête d’un fou à imagination délirante. Pourtant l’instinct reptilien de survie s’agite en moi, je fais semblant de remuer, de nager en vraie sportive dans les vagues rafraîchissantes de la réalité.
On joue une pantomime dérisoire, on fait semblant d’y croire, mieux, de connaître la partition par cœur et de l’interpréter à merveille. En vrai virtuose de l’esquive. On s’habitue ?! On execute des ronds de jambes avec la grâce d’un pachyderme-quand on en est encore capable- on avance sentant sous la langue le goût délicieux d’une éternité trompeuse.
Allez va te coucher ma vieille, tout ce que raisonnablement tu peux espérer c'est de te réveiller demain.
On joue une pantomime dérisoire, on fait semblant d’y croire, mieux, de connaître la partition par cœur et de l’interpréter à merveille. En vrai virtuose de l’esquive. On s’habitue ?! On execute des ronds de jambes avec la grâce d’un pachyderme-quand on en est encore capable- on avance sentant sous la langue le goût délicieux d’une éternité trompeuse.
Allez va te coucher ma vieille, tout ce que raisonnablement tu peux espérer c'est de te réveiller demain.
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