anastasia
De passage I
Le 19/06/2026
Je ne vais pas vous sortir un des plus désagréables des lieux communs : on est tous de passage ici bas...Non.J’essaye de me souvenir d’un de mes premiers passages dans l’histoire des autres. Ce furent mes grand’parents. Ils avaient leur vie qui en elle même aurait pu faire le sujet d’un roman réaliste à la Zola. Le destin ne fut pas tendre avec eux et j’aurais grande peine ne serait-ce que raconter quelques bribes. Une autre fois, peut-être....
Moi j’ai débarqué chez eux poussée malgré moi par un coup de sort aussi tragique que brutal dans sa soudaineté. En ce temps de tendre enfance j’ai compris ce que signifie un exil avec sa pauvreté proprette. Assez pleine pour remplir les yeux d’une enfant. S’enracina en moi confuse mais pérenne l’idée d’un profond respect pour le passé. Sans contrainte ni rituel obligé j’ai appris par l’expérience quelques fondamentaux. Pour toujours. Mes premières initiations à la survie. Cela dura un temps, le temps qui compte il paraît pour se forger un caractère. Merci grand’père, homme beau et fier, pour ton don à sauver pour nous contre le mauvais sort l’empreinte de nos origines, de nos croyances en nos valeurs.
Je suis sortie de sa vie trop tôt ou trop tard ? Qui sait ? Ma mère me disait souvent que je lui ressemble beaucoup. Je lui suis reconnaissante malgré le légèr reproche qui suintait de la remarque de maman. Pour elle il fut un père distant, presque absent. Pour moi il privilégia la justice à la bonté. À l’époque je ne l’avais pas compris, plus tard je me suis appliquée à faire pareil.
Premier passage clos. Sortie pour entrer dans d’autres histoires, toujours pas ressenties miennes.
Moi j’ai débarqué chez eux poussée malgré moi par un coup de sort aussi tragique que brutal dans sa soudaineté. En ce temps de tendre enfance j’ai compris ce que signifie un exil avec sa pauvreté proprette. Assez pleine pour remplir les yeux d’une enfant. S’enracina en moi confuse mais pérenne l’idée d’un profond respect pour le passé. Sans contrainte ni rituel obligé j’ai appris par l’expérience quelques fondamentaux. Pour toujours. Mes premières initiations à la survie. Cela dura un temps, le temps qui compte il paraît pour se forger un caractère. Merci grand’père, homme beau et fier, pour ton don à sauver pour nous contre le mauvais sort l’empreinte de nos origines, de nos croyances en nos valeurs.
Je suis sortie de sa vie trop tôt ou trop tard ? Qui sait ? Ma mère me disait souvent que je lui ressemble beaucoup. Je lui suis reconnaissante malgré le légèr reproche qui suintait de la remarque de maman. Pour elle il fut un père distant, presque absent. Pour moi il privilégia la justice à la bonté. À l’époque je ne l’avais pas compris, plus tard je me suis appliquée à faire pareil.
Premier passage clos. Sortie pour entrer dans d’autres histoires, toujours pas ressenties miennes.
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Mad about a boy
Le 11/06/2026
Chanson ancienne, célèbre et source de malentendus. Parce que à cause de l’hypocrisie du moment où elle fut créée toujours chantée par des femmes. Elle fut inspirée à un homme par un autre homme. Et alors ? Pour moi elle faisait echo à une histoire de ma vie. Femme/homme donc. Quelques moments d’exaltation payés cher. Assez cher, je me demande maintenant avec le recul si cela valait le coup. Je sais, on dit que chaque expérience nous apprend et nous rend plus sage. Mon oeil ! Et je ne m’excuse pas de ma sortie vulgaire. Cela m’a rendu malheureuse sur le coup et vulnérable après. C’est tout. Enfin.... pas vraiment. Une porte vers un éclairage plus réaliste s’était ouverte sans que je le perçoive vraiment.
Depuis le temps j’ai passé à la moulinette des souffrances et des déceptions.
Lu sur internet, cette porte trop ouverte vers le côté ordurier de la vie : l’idôle de ma jeunesse, Paul Newman, n’était ni mari idéal, ni père attentif, ni modèle à suivre. Humain, quoi....
Je l’annonce clairement : je ne juge pas, ne nie pas le droit à la différence de tout un chacun. Mon droit à moi c’est de choisir. Et je choisis la vérité, pas le mensonge. C’est tout.
Depuis le temps j’ai passé à la moulinette des souffrances et des déceptions.
Lu sur internet, cette porte trop ouverte vers le côté ordurier de la vie : l’idôle de ma jeunesse, Paul Newman, n’était ni mari idéal, ni père attentif, ni modèle à suivre. Humain, quoi....
Je l’annonce clairement : je ne juge pas, ne nie pas le droit à la différence de tout un chacun. Mon droit à moi c’est de choisir. Et je choisis la vérité, pas le mensonge. C’est tout.
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L’entrée c’est par où ?
Le 05/06/2026
Quand suis-je entrée dans ma propre histoire ? La naissance ? D’abord laquelle ? La première, elle me fut inconnue, racontée par des tiers et ne m’a laissé aucun souvenir auquel m’accrocher. Après ? Toujours cette certitude de débarquer dans l’histoire de quelqu’un d’autre. La sensation d’être un intrus ne m’a jamais quitté. Un cheminement titubant parmi celles des autres. Un tiers vous dis-je, là par hasard...Mi-spectrice, mi-temoin assisté....
Maintenant le froid de l’hiver souffle sur mon chemin et je n’arrive plus à y faire deux pas. Vers où ? D’ailleurs je tombe souvent, ça ralentit l’élan et le narratif. Aucun droit aux larmoiements. Lit douillet, mangeoir plein, forces zéro. Ni envie. Avec le destin si je fais les comptes, je suis quitte. Enfin, de mon côté. Mais quand ai-je décidé en pleine liberté ce que je veux faire de moi même ? Pas que je m’en souvienne. Que dis-je ? Sûr et certain, jamais.
Je sens qu’au tréfonds de mes trippes il y a un noeud que je n’ai pas pu défaire. Peut-être la seule chose qui vient de moi ?! L’histoire, mon histoire sans commencement. Dieu ne va pas m’accorder d’y faire quelques pas malgré sa grande miséricorde tellement vénérée.
Mon histoire à moi ne sera ni vécue ni écrite. Suis-je la seule à avoir eu cette malédiction ? Bon sang, je ne prétends ni à la gloire, ni même à une piètre reconnaissance. Très contente dans l’anonymat. Alors ? Quoi ? Si, on la veut tous mais dans notre sottise débordante on ne saurait ni la nommer, ni ce qu’elle serait vraiment. Toutes les folies humaines viennent de là, j’en suis convaincue. Anges déchus que nous sommes, incapables de faire ce boulot : quitter nos ailes qui ont scellées nos destins. J’ose à peine nommmer la chose si secrétement désirée, si inaccessible : LIBERTÉ.
IL FAUDRAIT DÉJÀ SAVOIR CE QUE CELA VEUT DIRE !
Maintenant le froid de l’hiver souffle sur mon chemin et je n’arrive plus à y faire deux pas. Vers où ? D’ailleurs je tombe souvent, ça ralentit l’élan et le narratif. Aucun droit aux larmoiements. Lit douillet, mangeoir plein, forces zéro. Ni envie. Avec le destin si je fais les comptes, je suis quitte. Enfin, de mon côté. Mais quand ai-je décidé en pleine liberté ce que je veux faire de moi même ? Pas que je m’en souvienne. Que dis-je ? Sûr et certain, jamais.
Je sens qu’au tréfonds de mes trippes il y a un noeud que je n’ai pas pu défaire. Peut-être la seule chose qui vient de moi ?! L’histoire, mon histoire sans commencement. Dieu ne va pas m’accorder d’y faire quelques pas malgré sa grande miséricorde tellement vénérée.
Mon histoire à moi ne sera ni vécue ni écrite. Suis-je la seule à avoir eu cette malédiction ? Bon sang, je ne prétends ni à la gloire, ni même à une piètre reconnaissance. Très contente dans l’anonymat. Alors ? Quoi ? Si, on la veut tous mais dans notre sottise débordante on ne saurait ni la nommer, ni ce qu’elle serait vraiment. Toutes les folies humaines viennent de là, j’en suis convaincue. Anges déchus que nous sommes, incapables de faire ce boulot : quitter nos ailes qui ont scellées nos destins. J’ose à peine nommmer la chose si secrétement désirée, si inaccessible : LIBERTÉ.
IL FAUDRAIT DÉJÀ SAVOIR CE QUE CELA VEUT DIRE !
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L’âge rend-t-il FOU ?
Le 25/05/2026
Vous m’avez compris j’espère, je parle de la folie qui rend clairvoyant, extralucide. Jamais reconnue comme telle, affublée d’emblée par le grand nombre d’une floppée de noms scientifiques ou méprisants. Et l’Ange passe...Cette folie éclairante se perd dans les brumes de la bêtise qui court les rues se prélassant dans les ruisseaux de la pensée ordinaire.
Nous tous sur les carreaux, têtes pleines de fêlures. Laissant couler le peu de matière grise pas encore bouffée par les derniers jours qui nous restent. Remarquez, on subit l’absolue déchéance en pleine conscience, avec délice même. Tout changement est périlleux. Le banal nous tient tellement chaud, n’est-ce pas ?
Alors les fous, les vrais, les bouffons du Roi, eux qui en savent - et des plus belles - devenus taiseux ? Deçus ? Aveugles ?
Nous tous sur les carreaux, têtes pleines de fêlures. Laissant couler le peu de matière grise pas encore bouffée par les derniers jours qui nous restent. Remarquez, on subit l’absolue déchéance en pleine conscience, avec délice même. Tout changement est périlleux. Le banal nous tient tellement chaud, n’est-ce pas ?
Alors les fous, les vrais, les bouffons du Roi, eux qui en savent - et des plus belles - devenus taiseux ? Deçus ? Aveugles ?
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Girouettes
Le 18/05/2026
Je me suis souvent demandée pourquoi les girouettes sont en forme de coq. Le coq est beau, fier et con à la fois. Tout un programme. Mais une girouette-coq à part son utilité bien connue est - sans intention de vexer personne - un symbole assez évident. Un guide de pensée salutaire alors que la confusion regne dans la basse-cour. Pour survivre il faut changer de direction sans cesse, de pensée si nécessaire ou ne pas penser du tout. Suivre le courant bille en tête. Drôle, non ? Moins si par un malheureux hasard le coq perd sa tête mais pas l’habitude de tourner.
Aucune ressemblance avec ce qu’on vit aujourd’hui. Honni soit celui qui le pense.
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