anastasia
Il y a...
Le 30/01/2013
Il y a…
Il y a des moments comme ça, un rien vous rend heureux ! Enfin, ingrate que je suis ! Un rien ?
L’amour de votre vie vous a dans son cœur et vous le fait savoir, une douce amie vient fêter gaiement avec vous votre anniversaire, le resto est réglo (bref, le chic bon marché mais du XVIème quand même) vous vous apercevez qu’il y a encore des gens qui se souviennent de vous, la pluie parisienne semble soudainement sympathique et le temps daigne s’arrêter un court (trop court ? on n’est jamais content voyez-vous) instant pour vous laisser savourer ces petits enchantements innocents !
Allez, oublie ma grande qu’une année s’est ajoutée à tes os qui commencent leur périple vers la débâcle, que ton cher cocon d’amour filiale est sur le point de craquer définitivement, que ta fidèle d’entre fidèles des chiennes est sur le point de passer son tour (mais à qui ?) et souris enfin à ton bonheur fugace, Dieu seul sait quand et comment t’auras encore l’occasion…Finalement pas très gai tout ça ? Non ?
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ET DE TROIS !!!
Le 25/01/2013
ET DE TROIS !!!
TOUTES les chaînes radio et télé confondues nous remplissent l’œil et les oreilles des faits et gestes de Mademoiselle Cassez depuis sa prison mexicaine jusqu’au palace parisien (le plus chis et choc évidemment) ! Vous n’y échapperez pas à moins de tout éteindre et de vivre en autarcie volontaire (et salutaire dirais-je).
Je ne présume ni de son innocence ni de sa culpabilité, je n’ai aucun droit et puis je m’en fous comme de l’an quarante !
Faites un simple calcul : Mlle Cassez avoue ses 38 ans donc moins les 7 passés en prison elle aurait eu 31 lors de son arrestation. Quelle soit justifiée ou non, là n’est pas ma question. Je ne pense pas que les mexicains soient des oies blanches mais je ne pousserais pas l’impertinence de les croire plus corrompus que nous tous ! Donc, quelques doutes peuvent avoir leur légitimité… A 31 ans une femme (ou homme c’est pareil) ne peut pas être complètement ignare ! Elle vivait et plutôt aisément selon ce qu’on nous a fait savoir, avec un monsieur dont le moins qu’on puisse dire c’est qu’il pratiquait un ou des commerces assez louches… Se posait-elle cette simple question ? D’où venait tant d’argent ? Enfin, je parle mais je m’en fous ! Cela m’est égal qu’elle soit innocente où coupable. Le hic n’est pas là ! C’est une française et c’est normal qu’on essaie de la ramener à bon port quitte à passer à côté de l’essentiel.
Mais que tout un peuple les politiques en tête – et pas des moindres s’il vous plait – soit accroché à ses faits et gestes 24 heures sur 24 me parait délirant ! Ce n’est pas Jeanne d’Arc que je sache !
Et dire qu’il y a des otages innocents, certains ont perdu la vie, des soldats envoyés au casse-pipe j’en passe et j’en bave de honte et d’indignation – dont le sort est sciemment occulté parce que ce n’est pas « vendable », pas « télégénique » et pour le moment on ne peut en tirer aucun profit politique !
Comme problèmes à occuper nos esprits intelligents il y a mieux, ne trouvez-vous pas ? La crise, le chômage, le laisser-aller, le renversement des valeurs, la déroute de l’éducation et autres pacotilles c’est à cacher sous le tapis ni vu ni connu !
ALORS ? Cassez…vous, il n’y a rien à voir !
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SAVOIR PERDRE
Le 25/01/2013
Savoir perdre…
Cela s’apprend-t-il ? Oui et non.
Oui parce qu’on ne peut lutter contre la brique qui vous tombe sur la tête vous qui déambulez tranquillement sur le bon côté du trottoir, ou contre la bonne vieille qui vous écrase sciemment le pied dans l’autobus juste parce que vous êtes plus jeune (enfin, relativement) qu’elle.
Non parce que personne n’est revenu depuis l’au-delà pour nous dire si on pouvait rencontrer les chers disparus ou les vachards qui vous ont rendu la vie dure histoire de leur flanquer un bon coup de poing sur la gueule.
Non plus quand votre amour que vous croyez sinon éternel du moins durable vous claque la porte de son cœur vous laissant devant comme un chien perdu…Et débrouillez vous avec vos larmes qui montent en fontaine (d’où est-ce qu’on a tant de réserves de cette substance légèrement salée vous rendant ridicule aux yeux des autres et plus que minable à vous-même ?) et l’idée – évidemment absurde- que votre vie est arrivée à son terme !
Mais je vous demande – en avalant ma honte jusqu’à la lie – pourquoi on ne se résout pas d’accepter que notre compagnon animal chien, chat ou escargot, nous quitte avec douceur et discrétion au bout d’un long vécu à nos côtés ? On est dévasté de douleur physique, le cœur (toujours lui) en compote, l’âme endolorie comme après un match de boxe mais sans gants protecteurs… Souffrance d’accord courte dans le temps, mais si intense qu’on arrive à en crever presque ? Savoir perdre ? Allons donc, ne me dites pas que vous avez une solution…ou alors je vous préviens, vous êtes de morts-vivants.
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ET DE DEUX !!!
Le 14/01/2013
ET DE DEUX !
On n’a pas eu le temps d’oublier le Gros Roublard (ha ! roublard, roubles vous voyez ? subtil, non ?!) et ses nombreux passeports obtenus illico (quand je pense que toute ma tendre jeunesse j’avais rêvé d’un comme d’un prince charmant le régime communiste étant plus qu’avare de ce genre de document) et hop ! une autre question tellement essentielle qu’elle arrive non seulement à occuper nos esprits définitivement gavés et nauséeux mais carrément diviser un pays et faire sortir dans la rue par un temps de cochon une masse importante de gens avec tambours et poussettes d’enfants avec la progéniture dedans !
Non seulement je n’ai rien contre le respect de la vie sexuelle de chacun mais je trouve le sentiment de solidarité qui devrait nous animer à chaque discrimination ou simple critique définitivement obligatoire !
Mais je me demande : faut-il légiférer (donc ingérence de l’état et Dieu sait à quelles aberrations cela a mené par le passé !) chaque fois qu’une minorité ou même un individu a une doléance non conforme aux lois de la société dans laquelle il choisit de vivre ? On nous parle tout le temps des « droits » …multitude de droits : à la différence, à la désobéissance, à la revendication, à l’immigration, à l’émigration, à la contestation et je pourrais continuer mais c’est ennuyeux n’est-ce pas ? A-t-on, peut-on avoir tous les droits sans empiéter sur ceux des autres ? C’est des questions simples dont les réponses sont bigrement complexes – la grande vérité que je viens de débiter bêtement !
L’expérience – et un peu de méfiance naturelle, je dois l’avouer – m’ont appris que derrière les bons sentiments des « mandarins » qui poussent allégrement à la déconstruction de ce qu’on connait, vit, aime ou déteste mais qui nous est familier, il se cache presque toujours de mauvaises intentions et que un « pas en avant » n’est pas toujours synonyme de progrès… Autre truisme…
Néanmoins j’observe avec tristesse –je reconnais, l’âge aidant- qu’à force de coups de butoir dans ce qui était il n’y a pas si longtemps notre identité européenne disparait avec armes et bagages sans laisser à la place un édifice cohérent et surtout solide. Un monde où tous ont des droits et personne de devoirs…Le paradis dites- vous ? Déjà ?
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On nous aurait menti ?!
Le 10/01/2013
On nous aurait menti !?!?
Que ouïe-je ? Bon sang de bon sang, on nous aurait menti pendant des siècles (pas tout à fait, il y a eu quelques redresseurs du tort en question pour donner à César ce qui lui appartenait de droit) en nous gavant des éloges surdimensionnés sur le génie du citoyen Jean-Baptiste Pocquelin dit Molière ?
Ca alors ! On en apprend de belles en écoutant d’une oreille distraite (j’avoue avoir somnolé pas mal pendant une bonne demie heure) ce que des critiques avisés nous disent semble-t-il depuis quelque temps (j’y arrive, j’y arrive) c'est-à-dire que Molière ne serait pas l’auteur des ses plus belles réussites théâtrales ?! Et que l’auteur présumé, même certifié par nombre d’analystes pointilleux que le vrai, je dis bien le vrai créateur de Tartuffe, L’Ecole des femmes, L’Avare j’en passe et encore des meilleures serait Pierre Corneille ?
Bonté Divine ! Quand je pense que j’ai passé une année entière à l’université à m’emmerder avec les super-analyses des subtiles coups de butoir que Molière aurait infligé à la société royaliste (qui pourtant le nourrissait et pas si mal que ça pour l’époque) j’en reviens pas !
Je sous-estime volontairement le fait qu’on parle haute littérature et que les œuvres en question ne gagnent ni ne perdent rien en changeant de paternel pour m’amuser (comme une conne illettrée, mais que c’est bon des fois de jouer les imbéciles et de donner un coup de pied complètement gratuit et non justifié dans la fourmilière) d’un sujet pas similaire quoique… Combien de fois aviez-vous entendu que Shakespeare ne s’appelait pas Shakespeare, que le dit Shakespeare avait squatté l’œuvre d’un autre (duc ou manant qu’importe ?). Que celui qui est depuis belle lurette poussière à Stratford –on-Avon n’est pas l’auteur génial vénéré par des flopées de touristes avec leurs appareils photos ?
Eh ben, d’ici à ce qu’on nous dise que Gérard Dépardieu n’est pas en Russie mais à Zürich (tiens, une ville pleine de banques suisses à ce qu’il parait ?!) il n’y a qu’un pas que je n’ose même pas cogiter encore moins faire… Donc pleurons pour le dit Pocquelin et rions de bon cœur avec Corneille, de toute façon les impôts seront augmentés pas mal cette année !
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