anastasia
Des muscles mais pas que cela
Le 30/09/2023
J’ai toujours été émerveillée par la différence flagrante entre le rugby et le football. Les équipes, le public, les matchs rien ne se ressemble. Curieux, non ? Bon, je connais l’adage : un sport de voyous pratiquer par des gentlemen -le rugby - et un spot de gentlemen pratiquer par des voyous - le football. Serait-il aussi simple ? Voyons un peu. Depuis pas si longtemps le rugby était amateur, pas beaucoup d’argent qui circulait. Même aujourd'hui je ne suis pas sûre que entre rugby et foot il y a équivalence. Il y a aussi le côté physique, le rugby demande une endurance, un esprit communautaire qui n’existe pas dans le football. Je dis pompeusement des lapalissades, cela m’émeut quand même.
C’est drôle, les deux sports sont inventés par les anglais. Comme quoi on ne saurait juger un peuple avec des lapalissades , n’est-ce pas ?
C’est drôle, les deux sports sont inventés par les anglais. Comme quoi on ne saurait juger un peuple avec des lapalissades , n’est-ce pas ?
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Au jour le jour
Le 27/09/2023
Vivre le présent... Au jour le jour dit-on....Lequel choisir puisqu’ils se ressemblent tous. Avait raison la charpie qui abreuvait ma mère (heureusement ma mère avait de l’humour) de phrases assassines : on vit trop vieux ma pauvre, tu vis trop, pourquoi tu t’attardes autant ?
Parle pour toi vieille peau aigrie , trop riche, trop gâtée, trop tout.
Il me vient en mémoire un sublime film japonais sur le drame de la vieillesse : trop pauvre pour nourrir des bouches inutiles, un paysan conduit sa mère désormais incapable d’aider à la tâche sur le sommet d’une montagne et la laisse en cadeau à la Mort. C’était la mère qui demanda de suivre ce rituel ancestrale....On devrait nous donner des leçons du renoncement ultime, savoir mettre le mot fin sur une existence/supplice qui traîne...Ou alors trouver un sens à ces journées qui s’égrènent tantôt vite tantôt lentement, le temps élastique ras le bol !
Une idée comme ça, si on avait des choses à transmettre ? De la sagesse, du savoir-faire, de la tendresse peut-être ? Vaste programme, n’est-ce pas ?
Parle pour toi vieille peau aigrie , trop riche, trop gâtée, trop tout.
Il me vient en mémoire un sublime film japonais sur le drame de la vieillesse : trop pauvre pour nourrir des bouches inutiles, un paysan conduit sa mère désormais incapable d’aider à la tâche sur le sommet d’une montagne et la laisse en cadeau à la Mort. C’était la mère qui demanda de suivre ce rituel ancestrale....On devrait nous donner des leçons du renoncement ultime, savoir mettre le mot fin sur une existence/supplice qui traîne...Ou alors trouver un sens à ces journées qui s’égrènent tantôt vite tantôt lentement, le temps élastique ras le bol !
Une idée comme ça, si on avait des choses à transmettre ? De la sagesse, du savoir-faire, de la tendresse peut-être ? Vaste programme, n’est-ce pas ?
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La peau de chagrin
Le 26/09/2023
Ça rétrécit chez moi semblable au récit de Balzac. Je vois les jours filer, la panique c’est ce que je ressens de plus en plus. Je me demande pourquoi... la peur de mourir ? Ça arrivera fatalement et, pour l’avoir vu chez d’autres, la mort est simple, banale. Pas de quoi faire tout un plat. C’est cet endroit tant aimé qui me fait cet effet ? Je me surprends dévorer avec mes yeux chaque feuille, chaque brin d’herbe de mon jardin qui je le sais maintenant sera aussi ma sépulture. Ça me rassure et m’angoisse, m’apaise et m’effraie, pas d’alternative possible ?
Je ne sais plus de qui je parle ne me reconnaissant point dans ce corps vieilli qui se ratatine tous les jours un peu plus, perd des forces et des envies et commence son abominable cheminement vers la dépendance des autres.
Essayant de retrouver en dedans ce que je crois vraiment être je ne perçois que des bribes, des miettes des souvenirs d’antan et encore l’effort pour y parvenir s’avère considerable. Je le sais maintenant, la mort s’y prend à l’avance tout en se cachant insidieusement dans les rides de la peau et de l’âme. Sa torture elle la veut lente, tout en douleurs et renoncements. Ce n’est pas dur de mourir, c’est d’y arriver en conscience. Invention de Dieu ou du Diable ? Le saurais-je un jour ? À quoi bon puisque cela ne servira à personne, encore sa perversité, rendre ce moment-là intransmissible.
Je ne sais plus de qui je parle ne me reconnaissant point dans ce corps vieilli qui se ratatine tous les jours un peu plus, perd des forces et des envies et commence son abominable cheminement vers la dépendance des autres.
Essayant de retrouver en dedans ce que je crois vraiment être je ne perçois que des bribes, des miettes des souvenirs d’antan et encore l’effort pour y parvenir s’avère considerable. Je le sais maintenant, la mort s’y prend à l’avance tout en se cachant insidieusement dans les rides de la peau et de l’âme. Sa torture elle la veut lente, tout en douleurs et renoncements. Ce n’est pas dur de mourir, c’est d’y arriver en conscience. Invention de Dieu ou du Diable ? Le saurais-je un jour ? À quoi bon puisque cela ne servira à personne, encore sa perversité, rendre ce moment-là intransmissible.
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L’automne est là
Le 03/09/2023
On nous le dit.... De là où je suis je le sens pas, pas du tout. Un soleil de plomb resiste à la poussée des journées, les touristes attardés arpentent les plages bienveillantes. Les restos font leur beurre quoique moins remplis. Mais faut ce qu'il faut, les paysans ( a-t-on encore le droit de les nommer ainsi ?!) ont déjà commencé à labourer , ensemancer, brûler la paille, tout ça très tôt le matin , seul le soleil se fait un peu plus paresseux ...
Dans mon âme pourtant l’automne de mes jeunes années pas semblable à ce que je vois aujourd'hui renaît en force avec son panier de gourmandises... Les feuilles dorées des arbres, l’odeur des fruits mûrs, le jus de raisin qu’on buvait entre copains dans un troquet quelconque,. la vie citadine qui reprenait le dessus sur les restes de sable chaud qui traînaient encore sur nos vêtements d’été.... On était jeunes, forcément beaux, amoureux, complètement inconscients de notre bonheur. J’essaie de revivre ces moments bénis , je me veux optimiste, j’y arrive point. Voilà, ni jours heureux ni nos amours reviennent.... Apollinaire le disait mieux, je lui demande pardon.
Dans mon âme pourtant l’automne de mes jeunes années pas semblable à ce que je vois aujourd'hui renaît en force avec son panier de gourmandises... Les feuilles dorées des arbres, l’odeur des fruits mûrs, le jus de raisin qu’on buvait entre copains dans un troquet quelconque,. la vie citadine qui reprenait le dessus sur les restes de sable chaud qui traînaient encore sur nos vêtements d’été.... On était jeunes, forcément beaux, amoureux, complètement inconscients de notre bonheur. J’essaie de revivre ces moments bénis , je me veux optimiste, j’y arrive point. Voilà, ni jours heureux ni nos amours reviennent.... Apollinaire le disait mieux, je lui demande pardon.
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J’aime pas
Le 24/08/2023
Les jardins zoologiques. Des animaux malheureux qu’une foule en liberté nourrit de quelques cacahuètes ...
En plus on se fait de fausses idées qu’ils ont perdu leur instinct sauvage. De temps en temps il y a un ours qui quitte sa cage, fait le mur et effraye la foule qui n’en revient pas. L’ours n’est pas carnivore mais pas gentil gentil non plus. Surtout après avoir été traité avec douce condescendance. Bon, malheur à lui, il n’ira pas loin. Les gardiens de l’ordre arrivent, vous devinez la suite.
L’histoire se répète avec d’autres pensionnaires du jardin mais la fin est toujours la même.
Vous ne me ferez jamais aimer les zoos.
En plus on se fait de fausses idées qu’ils ont perdu leur instinct sauvage. De temps en temps il y a un ours qui quitte sa cage, fait le mur et effraye la foule qui n’en revient pas. L’ours n’est pas carnivore mais pas gentil gentil non plus. Surtout après avoir été traité avec douce condescendance. Bon, malheur à lui, il n’ira pas loin. Les gardiens de l’ordre arrivent, vous devinez la suite.
L’histoire se répète avec d’autres pensionnaires du jardin mais la fin est toujours la même.
Vous ne me ferez jamais aimer les zoos.
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