anastasia
La falsitude
Le 27/04/2026
Je croyais bêtement avoir inventer un mot pour un état moral très répandu. Que nenni, le mot existe bel et bien dans la langue ...catalane. Exit ma prétention de Créateur. Pourtant ce mot, entendu nulle part me travaillait depuis un bout de temps. Je le voyais partout pratiqué avec dexterité, des fois avec grand art, dissimulé sous des habits les plus banals ou saugrenus, ou sournois, les quotidiens sont les plus répandus, les perles rares faut les chercher.
Plus j’avance sur le chemin de ma vie plus je ne vois que mensonge, tromperie, manipulation.
Détrompez-vous, mon regard n’est ni méchant ni accusateur. Ni juge, ni victime. Pas spectateur non plus. Acteur malgré moi. Que dis-je, la plupart du temps collabo, par moment complice. Allez, on fait tous partie du lot, point de regrets, encore moins de repentir. La falsitude nous va si bien !
Plus j’avance sur le chemin de ma vie plus je ne vois que mensonge, tromperie, manipulation.
Détrompez-vous, mon regard n’est ni méchant ni accusateur. Ni juge, ni victime. Pas spectateur non plus. Acteur malgré moi. Que dis-je, la plupart du temps collabo, par moment complice. Allez, on fait tous partie du lot, point de regrets, encore moins de repentir. La falsitude nous va si bien !
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Petits bonheurs
Le 25/04/2026
Devenus grands...Assise ( pareil à toutes les grand’mères du monde pourtant je n’en suis pas une ) sur ma terrasse je savoure pleinement un après midi ensoleillé de printemps.... quel bonheur ! L’arrivée des hirondelles ... elles dansent dans l’air léger parfumé des fleurs d’oranger leurs hormones les poussant à l’amour...Je les envie.... il n’y a pas si longtemps, une éternité, des ailes printaniers me poussaient pour voyager dans des rêves insensés....Malgré les ratés survenus plus tard j’en ai encore la nostalgie. La lune, si proche qu’on pourrait la toucher, s’apprête à croître elle aussi. Un coucou pousse ses cris perché dans un arbre du jardin, encore un optimiste qui attend son âme soeur... Le printemps.... combien il m’en reste encore ?
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Eh bien, dansons maintenant !
Le 23/04/2026
Je le reconnais volontière, j’ai vécu et bien vécu. Je ne sais pas quand cela a commencé mais je vois avec frayeur quand ça va finir. Pas de leurre, c’est pour bientôt. Demain ?
Parfois entre la poire et le frommage on m’a parlé des fameuses trente glorieuses. Jamais bien compris les limites, ni les données précises. Une chose m’était limpide, ce fut le bonheur sans la joie. C’est que nous les français on se méfie de l’euphorie. On ne dit pas "c’est beau", on préfère le "c’est pas mal". Toujours dans la prudence. Regarder par l’autre bout de la lorgnette. Bon an, mal an, jusqu’ici ça va. Laisse béton, c’est l’heure de l’apéro. Et ça c’est sacré !
Parfois entre la poire et le frommage on m’a parlé des fameuses trente glorieuses. Jamais bien compris les limites, ni les données précises. Une chose m’était limpide, ce fut le bonheur sans la joie. C’est que nous les français on se méfie de l’euphorie. On ne dit pas "c’est beau", on préfère le "c’est pas mal". Toujours dans la prudence. Regarder par l’autre bout de la lorgnette. Bon an, mal an, jusqu’ici ça va. Laisse béton, c’est l’heure de l’apéro. Et ça c’est sacré !
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Pareil aux Grands Empires
Le 21/04/2026
Ma chute a commencé par l’interieur. Ça fait un bail que mes organes lâchent leurs devoirs en friche. J’avais l’impression de tenir le coup, du moins faire du sur place. Sapristi, je me mentais à moi-même sans honte, sans aucun scrupule. En un mot je me la coulait douce. Le temps, ce monstre pervers, lui il a fait son boulot. En silence, en assassin aguéri. Petit à petit des bobos ont surgi sans crier gare. Me voilà pourrie. Point de tolérance, point de répit. L’ardoise est pleine, le temps de solder les comptes est plus prêt que je ne le soupçonnait. Suis-je triste ? Que nenni ! J’ai pas fait mieux que tout ce beau monde qui exhibe leurs bijoux meurtriers et leurs délirantes ambitions. Savent-t-ils ces gourous que le destin virevolte sur des sentiers mutins, qu’il peut tout chambouler d’un battement d’aile ?
Moi j’ai mangé mon pain blanc. Dorénavant ma mission c’est l’attente. Prions Dieu qu’elle ne soit ni penible ni trop longue. Mes gambettes ne soutiennent plus ce corps chancelant.
Moi j’ai mangé mon pain blanc. Dorénavant ma mission c’est l’attente. Prions Dieu qu’elle ne soit ni penible ni trop longue. Mes gambettes ne soutiennent plus ce corps chancelant.
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La rupture.
Le 19/04/2026
Faudrait l’ écrire au pluriel, il y a mille et mille façons, le mot générique ne lui rend pas justice. Parce que entre une robe qui craque à un moment inopportun et l’abandon sans retour d’un amour, d’un foyer, d’un animal qu’on aimait cinq minutes auparavant il y a un écart astronomique. Un trop plein de triste mémoire.
Ma nature angoissée me pousse à l’anticipation comme si l’avenir prévisible piétinne mes platebandes et s’en fait un malin plaisir. Je n’exagère rien, en surface j’affiche ma gaîté pas toujours photogénique, sous ma peau tout est hurlement, deni, supplique d’attermoyement. Comme si c’était possible...
Le plus dûr encore c’est l’attente. On subodore en bon limier le danger. Est-t-il lointain? Imminent ? Suis-je prête ?
Non, devant la Grande Porte on a tous un moment de faiblesse. Peur ? Résignation ? Qui sait, des fois, de toutes petites fois, un soulagement. Vrai ou illusioire ? Un présentiment me dit : c’est pour bientôt. Mais je vais regreter mes fleurs, mon petit paradis terrestre, quelques amis, beaucoup de souvenirs. La Rupture.
Ma nature angoissée me pousse à l’anticipation comme si l’avenir prévisible piétinne mes platebandes et s’en fait un malin plaisir. Je n’exagère rien, en surface j’affiche ma gaîté pas toujours photogénique, sous ma peau tout est hurlement, deni, supplique d’attermoyement. Comme si c’était possible...
Le plus dûr encore c’est l’attente. On subodore en bon limier le danger. Est-t-il lointain? Imminent ? Suis-je prête ?
Non, devant la Grande Porte on a tous un moment de faiblesse. Peur ? Résignation ? Qui sait, des fois, de toutes petites fois, un soulagement. Vrai ou illusioire ? Un présentiment me dit : c’est pour bientôt. Mais je vais regreter mes fleurs, mon petit paradis terrestre, quelques amis, beaucoup de souvenirs. La Rupture.
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